Choisir la cohabitation intergénérationnelle

Cohabitation intergénérationnelle
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La loi Elan, publiée le 24 novembre 2018, cherche à encourager le partage d’un toit entre un étudiant et un senior, afin de répondre à la crise du logement chez les jeunes et de rompre l’isolement des personnes âgées.

De quoi s’agit-il ?
La cohabitation intergénérationnelle, prévue par la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), permet à un senior qui dispose d’une chambre libre de la louer, ou de la sous-louer, à un jeune de moins de 30 ans. « On parle de cohabitation et non de colocation car il s’agit d’un échange : un senior ouvre sa porte à un jeune qui s’engage à partager des moments avec lui et à lui rendre de menus services », explique Joachim Pasquet, directeur de Cohabitation solidaire intergénérationnelle (Cosi), réseau qui regroupe une vingtaine d’associations spécialisées dans toute la France (coordonnées sur reseau-cosi.org/annuaire/).

La cohabitation est formalisée par un “contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire”, établi avec l’aide de l’association (voir encadré). Ce dernier, signé pour une année scolaire (de septembre à mai ou juin), est « suffisamment souple dans son contenu pour laisser une marge de manœuvre aux deux parties. On doit pouvoir l’adapter au cas par cas », indique Quentin Jacquet, chargé de développement à l’association Un Toit 2 Générations.

Quelles sont les règles à respecter ?
Il existe des points non négociables, comme la taille de la chambre (9 m2 minimum), l’accès libre aux espaces partagés (cuisine, salle de bains) et le montant de la contribution financière mensuelle payée par le jeune, qui doit rester modeste (214 euros par mois en moyenne dans le réseau Cosi). « Cette contribution financière, qui n’est pas un loyer, n’a pas pour finalité un bénéfice financier. Elle est versée dans le cadre d’une démarche solidaire, comme le stipule le nom du contrat – et non du bail – prévu par la loi Elan », souligne Joachim Pasquet.

Les services rendus et le temps de présence auprès du senior sont laissés à l’appréciation du loueur.
Dans la majorité des cas, il est seulement question de « présence bienveillante », sans obligations spécifiques.
Certaines associations proposent des formules avec une dégressivité de la contribution financière (voire une gratuité) en échange d’un temps de présence plus élevé : 50 à 100 euros par mois avec deux à trois soirs de présence par semaine ou gratuité totale avec quatre soirs de présence par semaine et un week-end sur deux.
Mais attention, « le jeune n’est pas un garde- malade », prévient Joachim Pasquet. « Certaines familles veulent éviter la maison de retraite à leur parent âgé et souffrant grâce à la cohabitation intergénérationnelle. Ce n’est pas le but recherché ».

Comment trouver un cohabitant ?
Il est possible de mettre une annonce en ligne (sur colocation-adulte.fr ou leboncoin.fr, par exemple), ou de contacter une association. Passer par un intermédiaire est plus rassurant pour de nombreux seniors.

Le cumul limité
Lorsqu’une des conditions du cumul intégral n’est pas remplie – par exemple si vous avez eu une carrière longue et que vous avez liquidé vos droits à taux plein avant l’âge légal – il est possible de retravailler. Mais l’addition des pensions et des nouveaux revenus d’activité est limitée. Le plafond dépend de votre régime d’affiliation. S’il est dépassé, l’excédent est déduit du montant de la pension.

© Uni-médias – 2019

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